N’attends pas qu’il pleuve pour refaire la toiture !

Nicolas Caron

Publié : 19 juillet 2018
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3 commentaires

N’attends pas qu’il pleuve pour refaire la toiture !

 

Il y a quelques mois de cela, je suis intervenu auprès d’une équipe de « pointures ». Des vrais « cadors ».  Des experts de très haut niveau qui m’ont impressionné par leur niveau de connaissance et sur leur capacité à générer des affaires. D’ailleurs, le niveau d’activité est cohérent. Ils croulent sous le business… Alors évidemment, à la fin de la journée je ne résiste pas à la tentation et je leur pose la question qui me taraude : « Comment se fait-il qu’avec une telle réussite vous soyez tous aussi demandeurs de formation, de perfectionnement ? Objectivement, vous n’aviez peut-être pas complètement besoin de cette journée ».  Un des participants prend immédiatement la parole et me répond : « Tu sais Nicolas, c’est quand il fait beau qu’on refait la toiture ! »…

CQFD !

Évidemment, j’étais très content d’entendre cela.  C’est toujours du pur bonheur d’entraîner une équipe de canards… Si tu ne vois pas à quoi je fais allusion, je te propose quelques extraits d’un chapitre de Lève-toi et Vends ! Celui dans lequel je parle des canards et de leurs habitudes…

 

Demande conseil aux meilleurs

 

En France, la réussite n’a pas bonne presse. Réussir, gagner de l’argent, faire plus de business que les autres, ça cache forcément quelque chose de pas très clair, de pas très juste… Bref, on marche sur la tête. Le problème est que cet inconscient collectif conduit à des absurdités.

Par exemple, à ton avis, dans la vie en entreprise, parmi les 2 situations suivantes, quelle est la plus fréquente :

  • Se plaindre que les conditions de travail, la répartition des portefeuilles clients, les moyens matériels, ne sont pas les mêmes pour tout le monde, ce qui explique la médiocrité de ses propres résultats.
  • Inviter à déjeuner le meilleur commercial de l’entreprise pour lui demander conseil, lui demander ce qu’il fait de différent pour être aussi bon.

Bref, tu vas me faire le plaisir de repérer autour de toi ceux qui brillent le plus, tu sais ceux qui énervent les autres parce qu’ils sont au top. Ensuite, tu les marques à la culotte. Laisse les lourdauds pleurnicher entre eux et côtoie ceux qui « assurent ».

 

Change d’erreurs  !

 

Ce métier est difficile, donc tu vas te planter. Tu vas te planter régulièrement. Vendre, séduire, convaincre, ce n’est pas une science exacte. L’excellence ne garantit pas le succès. Je répète : l’excellence ne garantit pas le succès. Parfois, tu peux avoir tout fait de façon absolument  irréprochable  et pourtant  ne pas signer. C’est là une des composantes clés de ce métier. Il est important   de l’accepter pour rebondir et aller chercher d’autres affaires avec le même enthousiasme. C’est la clé du succès pour un commercial.

Mais d’autres fois, inutile de se voiler la face, tu vas te planter parce que tu as merdé ! Eh oui, appelons les choses par leur nom, tu as merdé, tu n’as pas été à la hauteur, tu as été mauvais, tu n’étais pas prêt, pas pertinent, pas pro ! Alors, n’en rajoute pas, ne te mens pas ! Tu t’es planté et c’est de ta faute. Pas la peine de chercher des excuses, d’accuser ton client ou ton service marketing. Tu n’as pas été à la hauteur. Et alors ? Où est le problème ? Il n’y a pas de problème dès lors que tu apprends, dès lors que tu capitalises. Progresser c’est changer d’erreur. Tu as le droit de te planter du moment que tu ne recommences pas, que tu en tires les conclusions pour progresser et avancer.

 

Fais comme les canards

 

Même s’ils n’en ont pas l’air, les meilleurs vendeurs sont aussi des gros bosseurs. Ce sont des canards ! Tu ne vois pas ce que je veux dire ? La prochaine fois que tu regarderas un canard sur un étang, observe-le bien. Tu verras qu’il n’a pas l’air de fatiguer, il a même l’air d’avoir le sourire. En tout cas, il n’a pas l’air de forcer… Même s’il palme avec vigueur, ceci ne se voit pas. Les pattes sont sous l’eau, elles travaillent dur, mais toi, tu ne vois que le sourire du canard qui donne l’impression d’avancer tout seul, sans effort. Eh bien les vendeurs- canards dont je parle ce sont ceux qui « palment » sans qu’on le sache, sans s’en plaindre, sans qu’on ait à leur demander. Derrière leur « fierté » qui énerve, derrière leur assurance, il y a du « lourd ». Ils ne sont pas avares dans leurs efforts pour être « pro ». Ils mettent les moyens nécessaires en œuvre pour connaître leur offre sur le bout des doigts, mais aussi les grandes tendances du marché, les enjeux clients, les offres concurrentes, etc. Bref, ils bossent beaucoup. Ce sont des canards ! Ils ont le sourire, mais ils n’ont de cesse de faire grandir leur « zone de confort ». Ils cherchent à apprendre. Je le vois bien, ce sont souvent les meilleurs qui sollicitent le plus les consultants d’Halifax qui viennent les challenger. C’est le paradoxe de l’apparente arrogance. Je la ramène, je brille, je fais le malin, mais j’assure ! J’assure parce que lorsque mon public n’est pas là, je bosse plus que personne…

 

Mets en place une « habitude » de progrès  !

« La motivation vous fait débuter, mais c’est l’habitude qui vous fait continuer.  » – Jim Ryun

 

Pour progresser tous les jours, il faut que ceci devienne une habitude. As-tu conscience de la force des habitudes. C’est juste colossal. Rien ne résiste aux habitudes, les bonnes et malheureusement les mauvaises aussi, qui creusent leur sillon tous les jours. Nous sommes nos habitudes. Toi et moi, nous sommes le résultat de nos habitudes. Ce sont elles qui forgent jour après jour ce que tu es, ce que tu deviens.

Tous les progrès que tu vas faire, jour après jour, finiront pas faire une différence énorme. Si chaque jour, tu fais un petit pas de plus vers l’excellence, rien ne peut t’empêcher d’atteindre tes objectifs. Il faut que ce soit quotidien, régulier, implacable. Ce sera bon pour tes résultats, mais aussi, et surtout, pour ton mental, pour ton plaisir au travail. Bien entendu, c’est facile à écrire et moins à mettre en œuvre. Pourtant, c’est juste une discipline. C’est cette discipline qui permet de laisser de côté le choix contraire qui consiste à ne pas se soucier des détails, à faire comme on a toujours fait, à oublier qu’autour de nous le monde change à une vitesse vertigineuse. Ne rien faire pour progresser c’est reculer.

 

N’attends pas qu’il pleuve

 

Voilà, je vais m’arrêter là en espérant que ces quelques lignes t’auront donné envie de lire, relire, apprendre, renforcer certaines compétences. Bref, l’envie de continuer à progresser tout au long de ta carrière, de repousser les limites de ta zone de confort. Si tu mets cette habitude en place, je suis sûr que tu seras le plus heureux des canards… Celui qui sourit, même quand il pleut…

 

 

Allez bon business à tous !

Coin coin

Nicolas Caron

 

 

© Halifax Consulting

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3 Commentaires

Le 20 juillet 2018 à 14:27
Andréa Godard a dit :

Voilà un article qui fait du bien ! Merci Nicolas, à diffuser sans moderation…

Le 21 juillet 2018 à 10:27

Merci Andréa !

Le 27 juillet 2018 à 9:03
Frédéric LORA-RONCO a dit :

Article excellent et qui donne la pêche de bon matin, merci 🙂

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