5 bonnes lectures 2011, pour 5 bonnes résolutions 2012 !

Nicolas Caron

Publié : 8 janvier 2012
Par :

6 commentaires

 

Je suis sûr qu’en ce mois de janvier, vous avez déjà réfléchi  à vos  bonnes résolutions pour 2012. Tous les ans, nous répétons ce rituel, en espérant les tenir, les concrétiser en changements concrets et durables.

Si vous cherchez encore de l’inspiration, je vous propose 5 pistes qui pourraient vous être utiles pour relever les challenges professionnels et personnels qui vous attendent.

Dans l’ouvrage « Les clés mentales de l’excellence commerciale » que j’ai eu le bonheur d’écrire avec Antoni Girod nous présentons la méthode des mentors qui consiste à transporter mentalement en permanence avec soi des alliés potentiels à qui l’on fera appel en cas de nécessité. L’aide extérieure devient ainsi une aide intérieure.

Eh bien je vous propose les conseils de cinq mentors que j’ai particulièrement appréciés au fil de mes lectures 2011. Évidemment ce ne sont que quelques lignes de leurs ouvrages  que j’ai choisies de mettre ici en exergue. J’espère que ces pistes vous seront utiles et me permettront aussi de partager avec vous ma passion pour les bonnes lectures.   Comme disait Jules Renard, « Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. ».

Puisse ces quelques graines germer et vous aider à passer une superbe année 2012 !

1. De la ténacité

Réussir dans le business sans ténacité est illusoire.

Ceci a toujours été vrai mais encore plus par les temps qui courent. Conserver le cap, contre vents et marées est une qualité importante si l’on veut vraiment aboutir, achever ce que l’on a commencé, aller au bout de l’effort.

Mentor « es-Tenacité » : Warren Buffet

Ouvrage de référence :

 

Warren Buffett. La biographie officielle, l’effet boule de neige

La vie de ce personnage hors du commun est vraiment incroyable. Les 1000 pages que compte cet ouvrage regorgent d’exemples, d’anecdotes, de récit qui démontrent que sa réussite ne doit pas grand-chose au hasard.

Parmi toute les qualités qu’il lui a fallu, la ténacité ne fut pas la moindre. Warren Buffet a été régulièrement moqué et traité de has-been par les « experts financiers » et autres journalistes. Il a tout aussi régulièrement conservé son cap, ses habitudes, ses certitudes pour finalement laisser le temps lui donner raison dans 90% des cas.

Sa ténacité dans ses décisions financières vient de ce qu’il appelle « sa carte de score intérieure ». Voilà comment il décrit cet aspect de sa personnalité qui lui permet de garder le cap :

C’est mieux d’avoir une carte de score intérieure. Par exemple, si personne ne pouvait connaître vos résultats, préfèreriez-vous que l’on vous considère comme le meilleur investisseur mais en réalité vous avez les pires résultats au monde ? Ou bien préfèreriez-vous qu’on vous considère comme le pire investisseur alors qu’en réalité vous êtes le meilleur ?
Lorsque vous éduquez vos enfants, je pense qu’ils comprennent très tôt sur quoi les parents mettent l’accent. Si vous insistez uniquement sur ce que le monde va penser de vous, oubliant comment vous vous comportez réellement, vous aurez une carte de score extérieure.

 

2. Du malaise

 

 

Si si, du malaise, vous avez bien lu. Surprenant comme souhait, non ? Pourquoi diable vous souhaiter de vivre cette sensation en 2012 ?

Laissons un autre mentor vous expliquer cela…

Mentor « es-Malaise » : Seth Godin

Ouvrage de référence : 

Etes-vous indispensable ? Libérez le linchpin qui est en vous…

Seth Godin est un auteur prolifique. Ces premiers ouvrages traitaient surtout de Marketing et les suivants sont plus des ouvrages de développement personnel. La plupart sont excellents, mais de tous, c’est  celui-là que j’ai le plus aimé. Il mérite d’être lu et relu régulièrement.

Alors cher Seth, dites-nous un peu plus sur cette notion de malaise

Sortir des sentiers battus pour rechercher des situations inconfortables, ce n’est pas naturel mais c’est essentiel.

La résistance recherche le confort. La résistance veut se cacher. Au travail, nous consacrons des heures à rechercher un espace à défendre, une position de marché sécurisante. Les entreprises voient monter en flèche la valeur de leurs actions lorsqu’elles décrivent un créneau confortable qui générera des profits pendant des années. Des professeurs d’université choisissent souvent cette profession en raison de la sécurité procurée par leur titularisation. Des vendeurs utilisent des formules toutes faites parce que c’est plus rassurant que de se livrer à un réel échange avec un client potentiel. Des patrons se retiennent de faire des commentaires directs et utiles à des employés parce que ce n’est pas le bon moment.

Le chemin qui mène au confort est encombré et permet rarement d’arriver quelque part. Ironie du sort, ce sont ceux qui recherchent l’inconfort qui vont se trouver en situation de changer les choses et de marquer leur empreinte. Inévitablement, nous exagérons la mesure de notre inconfort. Un siège inconfortable pendant un long voyage en avion  nous fait l’effet d’une plaie ouverte. En raison de cette exagération, accepter l’inconfort que les autres craignent tant est susceptible d’apporter des récompenses réelles. L’inconfort suscite l’engagement et le changement. L’inconfort veut dire faire quelque chose que les autres ont peu de chances de réaliser, occupés à se cacher dans leur zone de confort.

3. De l’organisation

Bon, là je triche un peu. Ce n’est pas un ouvrage que j’ai lu en 2011, mais il y a déjà quelques années.

Néanmoins les principes de David Allen sont excellents et continuent de m’accompagner.  Sa méthode GTD (Getting Things Done) est mondialement reconnue pour son efficacité. Comme de nombreuses méthodes efficaces, elle n’est pas complexe mais encore faut-il se décider à l’appliquer.

Mais plutôt que de décrire la méthode, voyons ce que nous dit David sur l’éternel Graal que constitue une gestion du temps plus efficace.

Mentor « ès Organisation » : David Allen

Ouvrage de référence :


S’organiser pour Réussir : Getting Things Done (méthode GTD)

 

Ce n’est ni le temps ni l’information qui est responsable de votre stress. Le temps ne se gère pas ; il existe, tout simplement. La seule chose que vous pouvez gérer, c’est vous-même ; c’est l’intensité avec laquelle vous vous consacrez à vos tâches. Le temps est uniquement ce qui crée la prise de conscience des contraintes; il vous force à donner priorité aux véritables enjeux et, par conséquent, à définir où et quand vous devez déployer vos ressources. Quand votre capacité d’autogestion est optimale, le temps disparaît. Vous êtes tout simplement absorbés par le travail à accomplir. Il n’y a pas de flou, de conflits ou de dissonance dans l’expérience que vous vivez.

En ce qui a trait à l’information, la véritable question qui se pose est celle de la profusion des sens  attribuables à toute donnée. La nature, qui est l’un de nos environnements les plus complexes, nous détend parce que nous nous plaisons dans sa complexité et ses variations infinies. Mais cette détente n’est possible que parce que nous savons décoder ce que nous voyons. La forme d’un ours, d’une abeille ou d’un arbre à une signification évidente pour nous, tout simplement parce que nous avons appris à la reconnaître. Une donnée comme un e-mail, par exemple, est beaucoup plus opaque. Pour en apprivoiser le sens, nous devons l’ouvrir, le lire, l’interpréter, l’évaluer et réunir toutes ses composantes, même les plus ambiguës, en un tout cohérent.

Pour gérer un tel stress, nous devons être en mesure de soumettre chacune des données reçues à une analyse rapide et efficace, puis de trouver un moyen de redistribuer ces données dans les « cases » qui leur correspondent. C’est ce qu’enseigne la méthode GTD.

….

4. De l’investissement bien ciblé

Alors que je suis en train de rédiger cet article,  j’écoute la radio et entend : A cause de la crise, les Français épargnent davantage, 17,1 % de leur revenu disponible en moyenne.

C’est l’écureuil qui doit être content… Moi, j’aurais envie de faire un sondage pour savoir quel est l’investissement moyen réalisé pour son propre développement. Quel budget consacrons nous, de notre propre initiative, avec notre propre argent ou notre propre temps disponible (ie hors temps de travail) pour développer nos compétences, cultiver notre expertise, renforcer notre savoir-faire.   Investir pour développer ses compétences tout au long de sa vie est-il aussi important que de nourrir l’écureuil ?  Voyons ce que Larry Winget en pense.

Mentor « ès bouge-toi les fesses » : Larry Winget

Ouvrage de référence :


Arrête de te plaindre et bouge-toi!

Larry Winget est un personnage. Son style est extrêmement direct, aussi direct que ses conseils sont de bon sens. Il bouscule et manie à la perfection le sens de la formule. Voilà ce qu’il nous dit sur ce sujet…

Ne cessez jamais d’acquérir des connaissances. Plus vous serez informé, mieux vous serez préparé pour prendre des décisions, moins vous avancerez à l’aveuglette.

Lisez : Les gens passent plusieurs heures par semaine et même par jour devant la télévision. En revanche, ils ne lisent plus ou presque plus. Lisez pour différentes raisons. Pour apprendre, cultiver votre vie spirituelle, pour vous divertir. N’importe quel livre meilleur que la télévision.

Écouter des audio-livres : si vous voyagez beaucoup, vous trouverez qu’écouter un CD et une bonne façon d’acquérir des connaissances. Presque tous les livres sont disponibles en format audio. De plus, différents sites Web vous proposent des documents audio que vous pouvez télécharger pour une fraction du prix du livre. Si vous les téléchargez ensuite sur votre baladeur MP3, vous pouvez les écouter pratiquement n’importe où.

Assistez à des Conférences. Soyez à l’affût des conférences qui se donnent dans votre ville. Évidemment, vous devrez vous déplacer. Mais forcez-vous. Vous verrez vous ne le regretterez pas.

Conversations. M’informer auprès des gens est ma méthode d’apprentissage préférée. Vous seriez surpris de voir à quel point les experts en tout genre sont prêts à partager leurs connaissances. Demandez à une personne qui a réussi ce qu’elle a fait pour y parvenir et elle vous accordera probablement quelques minutes. Ne l’embêtez pas, ne prenez pas trop son temps, remerciez la, mais hésitez pas à faire appel à elle. Elle appréciera l’intérêt que vous lui portez, et vous vous retrouverez avec une véritable mine d’informations. Gardez-vous bien de mettre ses propos en doute en disant des choses du genre : « ah non, ça ne fonctionnera pas pour moi. » Ne vous vous arrangez pas pour qu’elle se sente obligée de défendre son point de vue. Manifestement, sa méthode a  fonctionné puisqu’elle a réussi. Je suis toujours surpris de voir à quel point les ratés se sentent le droit de critiquer ou d’argumenter avec ceux qui ont réussi dans la vie. Ils auraient plutôt intérêt à la fermer et à écouter pour enfin apprendre quelque chose d’utile.  Malheureusement, ce n’est pas ce qu’ils font, et c’est la raison pour laquelle la plupart des gens prospères finissent par s’isoler. Ils en ont assez de se justifier. Alors si vous avez la chance de rencontrer quelqu’un qui est prêt à vous dire comment il a réussi, soyez respectueux, intéressant et reconnaissant. Il vous laissera peut-être lui adresser la parole une autre fois. (Je vous avais bien dit que son style est plutôt direct… si vous voulez d’autres exemples de ses préceptes, allez faire un tour ici)

 

5. De l’intensité


L’intensité avec laquelle on se lance dans ses projets est une composante importante de leur succès.

Mais mettre de l’intensité dans toutes ses actions, tous les jours, sur tous les projets peut finir par nous épuiser. Nous ne sommes pas tous surhumains et des hauts et des bas rythment inévitablement notre activité. Alors que faire ? Comment faire pour donner de l’intensité dans nos actions, vivre pleinement chaque moment sans tomber dans la culpabilisation lorsque nous sommes en phase « énergie basse ».

Eh bien, je pense avoir trouvé une bonne réponse à cette question en lisant « Les quatre accords Toltèques ». Ça faisais longtemps que j’avais envie de lire car il est régulièrement cité dans d’autres ouvrages comme une excellente source d’inspiration.

Mentor « ès intensité sereine » : Don Miguel Ruiz

Ouvrage de référence :


Les quatre accords toltèques

 

Dans cet ouvrage, après une introduction qui présente les Toltèques et les Naguals, l’auteur aborde rapidement les 4 Accords, qui sont 4 conseils, 4 préceptes à mettre en œuvre le plus souvent possible. Les préceptes sont très simples, tellement évidents…  Essayez donc de les mettre en œuvre.  Vous allez voir qu’il faut une belle discipline.  Mais, quand on y arrive, ça fait du bien !

Je vous propose de voir ce qu’il nous dit à propos du 4ème accord , « Faites toujours de votre mieux »

….

Quelles que soient les circonstances de votre vie, que vous soyez fatigué ou malade, si vous faites toujours de votre mieux, il vous est impossible de vous culpabiliser. Faire de votre mieux signifie agir parce que vous en avez envie, et non pas parce que vous en attendez une récompense.  La plupart des gens font exactement l’inverse. Ils  n’agissent que lorsqu’ils espèrent une récompense, ne prenant aucun plaisir à ce qu’ils font. Ils ne font donc pas de leur mieux.

Faire de son mieux, dans tout ce que nous vivons est une excellente habitude. C’est une forme de croyance positive que de faire de chaque chose un rituel, une occasion de la faire le mieux possible. Que ce soit prendre une douche, dormir, faire du sport ou travailler sur un dossier difficile.

….

Voilà, j’espère que ces quelques pistes de bonnes résolutions pour 2012 vous seront utiles. Si vous choisissez d’en mettre une ou plusieurs en pratique, alors, faîtes le à fond, ou plutôt : Faites de votre mieux !

Allez, Bon business à tous !

Nicolas Caron

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6 Commentaires

Le 9 janvier 2012 à 16:32
Anne-Sophie a dit :

Je trouve votre deuxième résolution très intéressante. De manière générale, je pense que nous essayons tous de l’éviter mais vous avez raison, le malaise est nécessaire si nous voulons nous développer et apprendre.

Si nous nous sentons bien à l’aise, c’est que nous n’allons nulle part. Dommage vu que la vie est si courte et la concurrence de plus en plus difficile, surtout en ce moment.

Le 9 janvier 2012 à 16:59

Je suis d’accord.
Votre commentaire me fait penser à un tatouage que j’ai vu cet été… « One Life, One chance »…

Le 11 janvier 2012 à 12:14
Anne-Sophie a dit :

Exactement !

Ca me fait penser à un article de Cédric Labeau intitulé « Oubliez vos objectifs, devenez Zentrepreneur ». Il élabore, lui aussi, sur la difficulté de faire ce qui nous rend uncomfortable (et donne quelques conseils pour se lancer.)

Avez-vous d’autres conseils à partager ? Le malaise à beaucoup de bénéfices, mais l’instinct humain est d’y échapper…

Le 12 janvier 2012 à 17:16
guerlin a dit :

Motivant de lire tout ça! De la tenacité , forcement a t-on jamais réussi vite, facilement et bien?!! je pense pas!!La zone d’inconfort m’a interpellé : on passe , me semble t il toujours par une zone de confort, dont on a besoin après des zones d’inconfort successives mais qui font avancer. La zone de confort ne doit pas durer trop longtemps car alors, l’ennui guette et on peut repartir en arrière. S’organiser…l ‘éternel objectif! en tout cas pour moi! à peine atteind il disparait!
Faire de son mieux : ma devise, pour rechercher la serénité et le petit bonheur intérieur … mais un anxieux vous dira toujours qu’il se demande forcement si il aurait pas pu faire encore mieux, encore plus!!! bonne année 2012

Le 12 janvier 2012 à 17:34
Jerome a dit :

Arrête de te plaindre et bouge-toi !! Très bon cet ouvrage !! J’aime bien le ton du livre ! Je cite « Si vous êtes malheureux, raté, malade ou fauché, gardez cela pour vous, personne n’a besoin de le savoir, en fait on s’en fout. Alors pas un mot sur votre triste condition ». C’est 200 pages de bon sens 🙂
Merci pour cet article !

Le 12 janvier 2012 à 20:09

@Régine Welcome back. Il y avait longtemps que je ne vous avais pas lu

@Jerome: moi aussi j’aime bcp cette phrase… je n’ai pas osé la citer dans cet article mais par contre je ne m’en étais pas privé ici… http://nicolascaron.fr/2011/02/04/ma-derniere-bonne-lecture-arrete-de-te-plaindre-et-bouge-toi/

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